jeudi 9 avril 2015

Pourquoi les chrétiens vénèrent-ils Jésus sur la Croix ?

Pourquoi les chrétiens vénèrent-ils Jésus sur la Croix ?

Pourquoi avoir des crucifix dans les églises ? Les chrétiens ne croiraient donc pas en la Résurrection du Christ ? Décryptage.

SHARES
110





Jesus Christ in the holy cross - © Antoine Mekary© Antoine Mekary / Aleteia
Un ami m’a un jour demandé pourquoi nous, les catholiques, avions des crucifix dans nos églises. Ne croyons-nous pas que Jésus est ressuscité ? Pourquoi gardons-nous le Christ en croix ? 

Proclamer un Messie crucifié

​Tout d'abord, il faudrait se reporter à la Première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 1, verset 23. L'apôtre écrit : « Nous, nous proclamons un Messie crucifié ». Pourquoi Paul prêche-t-il le Christ crucifié ? Ne sait-il pas que Jésus est ressuscité d'entre les morts ? Bien sûr qu'il le sait ! Mais, il sait également que c'est par la puissance du Christ cloué sur la Croix que les liens du péché et de la mort sont brisés. Comme il l'explique au verset 24, le Christ crucifié est « puissance de Dieu ».
Toujours dans cette même épitre, au chapitre 2, verset 2, nous lisons : « Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ, ce Messie crucifié ». Paul ne savait-il pas que Jésus était ressuscité d'entre les morts ? Bien sûr que si.

Paul prêche le Christ crucifié parce qu'une croix vide n'a aucun pouvoir. La Croix qui porte le corps battu, roué de coups et ensanglanté de Jésus-Christ devient la « puissance de Dieu ». Donc, si nous « gardons Jésus sur la Croix », c'est que, nous aussi, nous prêchons le Christ crucifié.  Et que le crucifix ne nous rappelle pas seulement la puissance de Dieu, mais aussi son amour pour nous – en nous donnant son Fils unique voué à la souffrance et à la mort.

Partager la gloire et la souffrance

De plus, dans notre vie terrestre, nous ne partageons pas tant la gloire de la Résurrection que la souffrance de Jésus sur la Croix ; après tout, nous devons nous charger chaque jour de notre croix si nous voulons suivre Jésus, comme il est dit dans l’Évangile selon saint Luc (Lc 9, 23) : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ». Nous devons mourir avec le Christ, si nous voulons vivre avec Lui (Rm 6, 8). Et où le Christ meurt-Il ? Sur la Croix. Le crucifix est là pour nous le rappeler.
Un autre passage de l'Évangile me vient à l'esprit, la Lettre aux Galates (Gal 3, 1) : « Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus-Christ a été présenté crucifié ». Avez-vous saisi ? Jésus a été publiquement dépeint à leurs « yeux » comme étant crucifié. Ne dirait-on pas que c'est une sorte de crucifix qu'ils ont regardé ? 

mercredi 8 avril 2015

Quand Game of Thrones rencontre la Bible...

Quand Game of Thrones rencontre la Bible...

Une saga TV impressionnante en douze épisodes, inspirée des Actes des Apôtres, vient de débuter aux USA, sur NBC.

SHARES
228





 
Découvrez la nouvelle série inspirée des Actes des apôtres diffusée aux USA, sur NBC, depuis Pâques. (en anglais).
C’est une mini-série comme seuls les Américains savent en faire.A.D. The Bible continues donne littéralement vie aux personnages et au récit des Actes des Apôtres. Produite et réalisée par un duo expérimenté, qui avait auparavant tourné une série consacrée à la Bible, cette nouvelle réalisation tournée au Maroc vient d’arriver sur les écrans de télévision outre-Atlantique.


Un premier épisode pour Pâques

Mais si le premier épisode a été diffusé sur NBC pour Pâques, la campagne de promotion de cette série, pour l’instant disponible en anglais, a déferlé sur Internet : un canal dédié sur YouTube pour dévoiler le making-of, les personnages et les épisodes, un profil Facebook des plus actifs et une bande originale, We believe, interprétée par un groupe de rock chrétien bien connu, et déjà vue 4,5 millions de fois sur YouTube. De quoi contribuer à évangéliser le continent numérique qu’est Internet…


Une série œcuménique

Il faut dire que cette série impressionne, à plus d’un titre. D’abord par la qualité de la reconstitution historique et par les moyens conséquents consacrés à la production de cette série : ici, pas question de chipoter sur le réalisme et les budgets. Ensuite par l’accompagnement œcuménique des concepteurs de la série. On retrouvait ainsi sur le tournage aussi bien un consultant  protestant issu de la Fellowship of Chicago que le père Jonathan Morris (interviewé sur son rôle dans cette série sur Patheos) en tant que consultant théologique. Un rôle qu’il avait déjà rempli sur le tournage de La Passion du Christ, par Mel Gibson. Comme il l’explique lui-même, « quand des stars d’Hollywood décident de mettre leur talent au service de la Bible, je pense qu’il faut faire de son mieux pour les aider ». Bien sûr, cette série en 12 épisodes risque de réserver quelques surprises aux téléspectateurs : producteurs et scénaristes ont pris quelques libertés pour « remplir les trous » de l’histoire. Reste maintenant à savoir si cette série sera un jour sinon doublée, au moins sous-titrée en français et disponible en Europe.

Les survivants du massacre de Garissa témoignent : « Ils sont morts en priant Dieu »

Les survivants du massacre de Garissa témoignent : « Ils sont morts en priant Dieu »

#TheyHaveNames : retour sur la force d'âme, le courage et la foi des 148 chrétiens assassinés au Kenya.

SHARES
478





Somalia's Shebab Islamist group attacked a Kenyan university - AFP_© CARL DE SOUZA / AFP
Peu à peu, des détails nous parviennent sur le massacre perpétré à l'université de Garissa, au Kenya, qui a coûté la vie à 148 personnes jeudi dernier 2 avril. Les témoignages des rescapés révèlent l'incroyable force d'âme et la foi de ces jeunes chrétiens assassinés.


Deux jours dans un placard

Hellen est l’une des jeunes chrétiennes rescapées du massacre. Elle a témoigné sur une station de radio espagnole.  Cette étudiante de 19 ans a réussi à se sauver en se barbouillant le visage avec le sang de l'un de ses compagnons morts, pensant faire la morte si les terroristes la trouvaient. Ayant réussi à ramper jusqu'à un placard, elle l'a ouvert et s'est glissée à l'intérieur. Elle y  est restée enfermée 50 heures, plus de deux jours complets, jusqu'au moment où les forces de sécurité l'ont découverte. Maintenant, Hellen se remet d'une légère déshydratation.


« Je priais avec eux »

Un autre survivant, Reuben Mwayita, 21 ans, a également vécu le massacre de l’intérieur. Les assassins ont trié les étudiants en fonction de leur religion, épargnant les musulmans, tuant les chrétiens. Trois de ses amis se sont agenouillés devant les miliciens en priant Jésus. Aucun n’a renié sa foi, tous trois ont été assassinés. Le quotidien italien Avvenire a également rapporté le témoignage d'un autre rescapé : « Je priais avec eux [ses amis] lorsque nous avons entendu les coups de feu et que deux jeunes armés et cagoulés ont fait irruption. J'ai pu m'échapper car j'étais près de la porte du fond. J'ai entendu mes amis prier et invoquer le nom de Jésus. D'autres criaient. Ils ont tué mes amis, mais je sais que tous sont au paradis parce qu'ils sont morts en priant Dieu ». Dans les médias et sur les réseaux sociaux apparaissent petit à petit des visages et des détails de la vie et la mort de ces « martyrs » qui  – comme le rappelle le  hashtag  #TheyHaveNames – ne sont pas que des numéros. Ce sont des fils, des frères, des amis, et tous ont un nom : Joy Chepkorir, Ruth Esiromo, Isaac Pop Bushen, Peter Masinde, Adley Mose, Doreen Gakii, Lydia Obondi, Tonie Wangu, Veronica Syokau...