mercredi 8 avril 2015

Quand Game of Thrones rencontre la Bible...

Quand Game of Thrones rencontre la Bible...

Une saga TV impressionnante en douze épisodes, inspirée des Actes des Apôtres, vient de débuter aux USA, sur NBC.

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Découvrez la nouvelle série inspirée des Actes des apôtres diffusée aux USA, sur NBC, depuis Pâques. (en anglais).
C’est une mini-série comme seuls les Américains savent en faire.A.D. The Bible continues donne littéralement vie aux personnages et au récit des Actes des Apôtres. Produite et réalisée par un duo expérimenté, qui avait auparavant tourné une série consacrée à la Bible, cette nouvelle réalisation tournée au Maroc vient d’arriver sur les écrans de télévision outre-Atlantique.


Un premier épisode pour Pâques

Mais si le premier épisode a été diffusé sur NBC pour Pâques, la campagne de promotion de cette série, pour l’instant disponible en anglais, a déferlé sur Internet : un canal dédié sur YouTube pour dévoiler le making-of, les personnages et les épisodes, un profil Facebook des plus actifs et une bande originale, We believe, interprétée par un groupe de rock chrétien bien connu, et déjà vue 4,5 millions de fois sur YouTube. De quoi contribuer à évangéliser le continent numérique qu’est Internet…


Une série œcuménique

Il faut dire que cette série impressionne, à plus d’un titre. D’abord par la qualité de la reconstitution historique et par les moyens conséquents consacrés à la production de cette série : ici, pas question de chipoter sur le réalisme et les budgets. Ensuite par l’accompagnement œcuménique des concepteurs de la série. On retrouvait ainsi sur le tournage aussi bien un consultant  protestant issu de la Fellowship of Chicago que le père Jonathan Morris (interviewé sur son rôle dans cette série sur Patheos) en tant que consultant théologique. Un rôle qu’il avait déjà rempli sur le tournage de La Passion du Christ, par Mel Gibson. Comme il l’explique lui-même, « quand des stars d’Hollywood décident de mettre leur talent au service de la Bible, je pense qu’il faut faire de son mieux pour les aider ». Bien sûr, cette série en 12 épisodes risque de réserver quelques surprises aux téléspectateurs : producteurs et scénaristes ont pris quelques libertés pour « remplir les trous » de l’histoire. Reste maintenant à savoir si cette série sera un jour sinon doublée, au moins sous-titrée en français et disponible en Europe.

Les survivants du massacre de Garissa témoignent : « Ils sont morts en priant Dieu »

Les survivants du massacre de Garissa témoignent : « Ils sont morts en priant Dieu »

#TheyHaveNames : retour sur la force d'âme, le courage et la foi des 148 chrétiens assassinés au Kenya.

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Somalia's Shebab Islamist group attacked a Kenyan university - AFP_© CARL DE SOUZA / AFP
Peu à peu, des détails nous parviennent sur le massacre perpétré à l'université de Garissa, au Kenya, qui a coûté la vie à 148 personnes jeudi dernier 2 avril. Les témoignages des rescapés révèlent l'incroyable force d'âme et la foi de ces jeunes chrétiens assassinés.


Deux jours dans un placard

Hellen est l’une des jeunes chrétiennes rescapées du massacre. Elle a témoigné sur une station de radio espagnole.  Cette étudiante de 19 ans a réussi à se sauver en se barbouillant le visage avec le sang de l'un de ses compagnons morts, pensant faire la morte si les terroristes la trouvaient. Ayant réussi à ramper jusqu'à un placard, elle l'a ouvert et s'est glissée à l'intérieur. Elle y  est restée enfermée 50 heures, plus de deux jours complets, jusqu'au moment où les forces de sécurité l'ont découverte. Maintenant, Hellen se remet d'une légère déshydratation.


« Je priais avec eux »

Un autre survivant, Reuben Mwayita, 21 ans, a également vécu le massacre de l’intérieur. Les assassins ont trié les étudiants en fonction de leur religion, épargnant les musulmans, tuant les chrétiens. Trois de ses amis se sont agenouillés devant les miliciens en priant Jésus. Aucun n’a renié sa foi, tous trois ont été assassinés. Le quotidien italien Avvenire a également rapporté le témoignage d'un autre rescapé : « Je priais avec eux [ses amis] lorsque nous avons entendu les coups de feu et que deux jeunes armés et cagoulés ont fait irruption. J'ai pu m'échapper car j'étais près de la porte du fond. J'ai entendu mes amis prier et invoquer le nom de Jésus. D'autres criaient. Ils ont tué mes amis, mais je sais que tous sont au paradis parce qu'ils sont morts en priant Dieu ». Dans les médias et sur les réseaux sociaux apparaissent petit à petit des visages et des détails de la vie et la mort de ces « martyrs » qui  – comme le rappelle le  hashtag  #TheyHaveNames – ne sont pas que des numéros. Ce sont des fils, des frères, des amis, et tous ont un nom : Joy Chepkorir, Ruth Esiromo, Isaac Pop Bushen, Peter Masinde, Adley Mose, Doreen Gakii, Lydia Obondi, Tonie Wangu, Veronica Syokau... 

Pâques : le basculement de l’histoire

Une des originalités de la religion chrétienne réside dans l’inscription de ce qui est dernier, de ce qui ressortit à la fin des temps, en plein cœur de l’histoire.

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Resurrection 03_© Waiting For The Word / Flickr
L’événement pascal que nous fêtons ces jours-ci révèle cette particularité de notre foi. L’histoire humaine bascule en effet à la mort-Résurrection de Jésus de Nazareth. Ce n’est pas Nietzsche qui la coupe irréversiblement en deux, ni son éternel retour…

Un engendrement

Plusieurs métaphores essayent de traduire ce passage de l’avant à l’après. La première est celle de l’engendrement. Le basculement de l’histoire humaine s’opère comme une nouvelle naissance. Si la venue du Royaume advient par un échec, cela tient à ce que Pâques est un événement d'enfantement. Or tout enfantement s'opère dans la douleur.
Un enfantement de qui ? À quoi ? Notre enfantement à notre dignité filiale d'enfants de Dieu. Cet engendrement est une réalité ontologique trop importante pour se réaliser autrement que par un bouleversement eschatologique tel que les Évangiles le décrivent dans la scène du calvaire : tremblement de terre, obscurcissement du soleil, voile du Temple qui se déchire, résurrection anticipée des morts...
La Croix et la Résurrection du Fils unique réalisent en la prophétisant notre propre résurrection : par elles nous accédons à notre nouveau statut de fils de Dieu. Le Christ nous arrache à l'ancien éon, auquel toute une partie de nous-mêmes éprouve la plus grande peine à renoncer. Il s'agit d'un véritable arrachage qu'Il prend à son compte : d'où la douleur de l'affaire.

Un bouleversement cosmique        

Le second registre métaphorique exprimant le basculement décisif de Pâques réside dans les bouleversements cosmiques liés à la mort du Christ. En rapportant le récit de catastrophes cosmiques lors de la mort de Jésus (ténèbres sur la terre de midi à trois heures, tremblement de terre, etc.), les Évangiles synoptiques nous démontrent qu’avec la Croix et la Résurrection, un nouveau monde vient au jour. Lire la suite sur Liberté Politique